Elsewhere

J'ai sombré. Lorsque je me suis réveillé, je n'étais plus le même.
 
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 Histoire d'Elsewhere. Bienvenue dans un monde Noir.

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Compte Dracula
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MessageSujet: Histoire d'Elsewhere. Bienvenue dans un monde Noir.   Sam 16 Aoû - 16:32

.Chapitre Premier.


Un homme s'effondra dans une ruelle sous le regard étonné et curieux de passants. L'inquiétude se lisait sur leur visage et peu à peu ils formèrent autour de lui, formant un cercle respectueux. Une nouvelle victime. Une de plus. Cet homme n’était plus grand-chose. Juste une enveloppe charnelle qu’il traînait avec lassitude. Une ombre était cousue à ses pieds et des millions de fois l’idée d’en finir avec tout ça l’avait traversé. Une large plaie béante dans son dos vidait son corps de son sang. Des éclats d’argent étaient plantés vivement sa chair, la laissant meurtri. Ce n’était pas une victime comme les autres. Pour comprendre, il faut revenir quelques mois plutôt mais cet homme était…

Marx Stieglitz se laissa lourdement tomber dans son fauteuil au revêtement en cuir usé. Il joignit ses mains sur son ventre puis, en se basculant légèrement, il parvint à poser ses pieds croisés sur son bureau fait de verre et d’acier étincellent de propreté. Son bureau était vaste mais vide. L’odeur impersonnelle du tabac froid flottait dans cette pièce plongée dans semi obscurité. Les franges des rideaux en bateau étaient fermées. La seule lumière parvenait de cette vitre sans teint qui lui permettait d’observer ses employés sans qu’ils ne le voient. Tous planchaient sur cette affaire mystérieuse et incompréhensible aussi clair qu puissent paraître les indices. Voilà à quel état pitoyable était réduite les Forces Spéciales. Ils disposaient des meilleurs agents sur le terrain, d’excellents scientifiques, de snipers de pointe, d’arme perfectionnées spécialement pour eux et de méthodes d’enquêtes dernier cris et pourtant l’épais brouillard qui les entouraient était plus résistant que n’important quoi. Cet épais brouillard avait un nom : l’incompréhension. Il jeta un coup d'oeil pensif à la pendule qui affichait l'heure et le jour : Février 3 - 20 h 12.

Voilà trois semaines que nous travaillons tous sur cette affaire morbide et nous ne parvenons pas à aboutir sur quelque chose de sensé. Pourquoi ? C’est impossible. Ce meurtrier n’est pas un surhumain, il a forcément une erreur quelque part qui nous permettrait de…, songea Stieglitz puis ses pensées furent interrompues par une de ses hommes qui frappait discrètement à la porte où une plaque chromée portait son nom en tout honneur.

« Entrez. »

Un jeune homme frêle se glissa dans l’ouverture de la porte et referma derrière lui. Sous cette tignasse rebelle se cache un génie, avait toujours assuré Marx avec conviction. Le jeune homme était du genre de ceux qui se nourrissent lorsqu’ils ont le temps et l’argent. Sa grande silhouette était semblable à celle d’une branche. Fine et grande. Ses cheveux blonds était un peu trop longs et n’avait aucun ordre. Ses petits yeux perçant se cachaient en permanence derrière d’épais verre en cul de bouteille pour protéger son regard des ondes de son écran d’ordinateur. A le voir ainsi, beaucoup avaient du mal à croire que cet homme faisait parti des Forces Spéciales du pays. Il avait plus l’air d’un adolescent égaré que d’un fervent scientifique et brillant par-dessus le marché. La Taupe, nommé n°47 pour tout le monde, tandis une feuille imprimée à Stieglitz qui redoutait de voir ce qui était sur cette feuille. 47 continua de tendre le papier, patient et silencieux comme si le respect lui liait les mains et cousait ses lèvres minces.
Stieglitz finit par s’emparer du document, parcourant fiévreusement la page.

Un serial killer serait toujours libre dans nos rues et ses victimes sont toutes semblables et différentes à la fois. L’Homme Masqué a encore frappé hier soir alors que la nuit n’était faite que d’encre et de fantôme. Des témoins disent avoir vu danser furtivement son ombre contre un mur mais rien de plus. Au petit matin, une femme ivre qui sortait par la porte de service d’un bar aperçu, je cite, « un loque humaine par terre ». Lorsqu’elle s’était approchée, malgré son état d’ivresse, la peur l’envahit comme la peste et a fui en hurlant vers le commissariat. Lorsque les forces de l’ordre ont investit les lieux, ils découverts là une victime qui présentait les même caractéristiques que les autres victimes à savoir, l’absence total de sang dans le corps ou sur le sol, aucune trace de lute, une ecchymose au dessus de la clavicule et une tension cadavérique hors du commun, même des heures après la mort. Le médecin légiste annoncera cette après-midi même si la cause de la mort est semblable à celle des autres : incompréhensible ou si il est mort d’un poison ou d’autre chose. Nous pouvons vous affirmer avec certitude chers lecteurs que le mort est comme les autres et que l’autopsie ne révélera strictement rien comme sur les victimes précédentes. Souvenez vous de cet Homme Masqué. Il peut être n’importe qui mais surtout, n’importe quoi. Les Forces Spéciales sont dans une impasse et nous doutons tous qu’ils sont véritablement capables de mettre fin à ce cauchemar. Toutes ses victimes, tout ces innocents…
Il n’existe aucun lien apparent entre chacun défunt hormis leur façon de trouver la mort ce qui prouve qu’il s’agit là bel et bien d’un serial killer qui agit méthodiquement en répondant à des critères spéciaux. Les victimes ne se connaissaient pas, elles n’ont pas toutes la même nationalité, elles n’habitent pas toutes dans le même quartier, leurs métiers sont opposés, ainsi que leurs études, leurs habitudes ou leurs liens familiaux. Et si la clé de cette enquête était cette ecchymose ? Nous vous promettons de mener notre enquête de notre côté de façon à vous tenir au courant cher lecteur. Pour votre sécurité nous vous rappelons que l’Homme Masqué est un gentleman d’apparence, de taille respectable qui n’apparaît que dans des endroits où la fête est de mise. Il faut au plus vite stopper cet homme si vous ne voulez pas voir votre famille réduite à un ou deux membres…

Stieglitz cessa de lire l’article, le jeter dans sa corbeille à papier en poussant un râle rauque de rage. Une veine battait à sa tempe tandis que son regard n’était que haine et colère et pourtant, 47 resta stoïquement devant son chef, la corbeille renversée par la violence du lancé s’était vidé à ses pieds mais il n’esquissa pas le moindre mouvement.

« Ces fumiers !, vociféra Marx hors de lui. Il s’était levé, repoussa avec violence son fauteuil. Ces fumiers osent dire que nous ne sommes que des incapables. Ils nous traînent dans la boue comme des moins que rien ! Vermines ! »

Ces jurons se multiplièrent, de plus en plus fort et filtrait à travers la porte, parvenant aux oreilles de ses employés qui fixait la porte avec dubitation. Il semblait impossible d’éteindre le feu de rage qui coulait dans ses veines comme un poison aux effets nocifs. Il renversa tout ce qui gisait sur son bureau, brisant une horloge aux mécaniques et rouages apparents qui était protégée sous une cloche en verre. Ses papiers virevoltèrent autour de lui et le silence abrupt se fit lorsque les feuilles caressaient doucement le sol, tombant en se balançant doucement.

« Ce sont des Vampires Chef. Des Vampires… »

Ces mots furent prononcés par une voix fluette et enfantine. Stieglitz releva brusquement la tête, fixant son employé qui s’était passionné pour ses pieds. Etait-ce lui qui avait parlé ? Le doute s’insinua dans l’esprit de Marx comme un serpent qui soufflait à Eve de saisir la pomme. Il se raidit, fixant durement ce jeune homme au look décalé. T-shirt trop grand, jean délavé et baskets qui avaient vu des jours meilleurs. « Un adolescent qui n’a jamais grandit », songea Stieglitz. Il porta sur lui un regard méfiant et se rassit doucement dans son fauteuil sans quitter la Taupe du regard. Pourquoi l’appelait-on ainsi ? Ah oui… Il savait tout sur tout le monde, s’introduisant la vie de chacun comme s’il existait depuis…toujours.

« C’est vous !, clama Stieglitz en repartant dans un excès de folie. Vous ! Je vais vous faire empaler ! Vous m’entendez ? Empalez ! Vous allez crever ! »

47 ne broncha pas. Il ne pâlit pas. De toute manière, c’était une chose impossible, sa peau était aussi laiteuse que diaphane. Il n’avait jamais dit son véritable nom. Personne ici ne savait comment il s’appelait, comment il avait de telles connaissance ni où il habitait. Son visage n’était qu’un masque d’indifférence et de paisiblement. Du moins c’est ce que cru voir Stieglitz lorsque 47 releva la tête doucement, fixant durement son patron sans aucune trace de haine et pourtant quelque chose de sauvage dansait dans ses prunelles noires. Ses yeux n’étaient-ils pas vert gris avant ? Ses gestes étaient fluides et aucune trace de peur n’était visible en lui. Il retira ses lunettes, les laissa tomber à terre avant de poser son pied dessus, réduisant les verres à l’état de brisure. Un rictus sarcastique déforma son visage parfait que Stieglitz apercevait pour la première fois, du moins c’est la sensation qu’il avait. Sans le savoir, il prononça ses dernières paroles humaines :

« Les...Les Vampires n’existent pas. VOUS N’EXISTEZ P… »

Avant qu’il puisse finir sa phrase, la Taupe était sur lui. Il s’était jeté avec une force inhumaine et saisit brutalement Stieglitz par la gorge avec ce même éclat sauvage au fond des yeux. Brusquement Marx y lu la fin de sa vie. Il priait Dieu pour perdre connaissance mais rien de semblable ne se produisit. Il tenta de se débattre, laissant échappé des glapissements de terreur. Ses yeux cherchant follement quelque chose qui pourrait le tirer de là. Son visage était farineux mais de grosses gouttes du sueur froide perlait sur son front plissé son l’effet de l’horreur. Il s’humecta les lèvres puis il entendit un atroce hurlement. Il comprit que ce cri plaintif sortait de sa propre bouche tordue par la douleur. Ses muscles s’étaient raidis et son corps s’était arc bouté sous une souffrance atroce. Il sentit quelque chose d’important le quitter tandis qu’autre chose, semblable à des lames de rasoir invisibles labouraient ses veines dans son corps entier. Ce poison le ravageait, brûlant chaque partie de son être. Sur une échelle de un à dix, la douleur était à douze, au point qu’il perdit connaissance. Sa tête tomba sur son torse. Quelqu’un ou quelque chose le relâcha. Il s’écroula au soleil comme une vulgaire poupée de son.

« Tu fais erreur Stieg. Tu te trompes et ça te coûte ta précieuse vie. Maintenant tu auras une vie dont tu ne voulais pas, pour toujours…Si les Vampires n’existe pas, tu n’existes plus à partir de maintenant… »

47. La voix sourde et granuleuse provenait de 47 qui en vérité n’était autre que Caïn, fils de Lilith et Adam. Premier vampire à exister. L’Unique enfant fruit de luxure et de la stupidité des hommes, ces derniers étaient représentés par Adam, tandis que Lilith représentait la luxure même. Caïn avait toujours mépriser les êtres humains et entretenait une relation purement…alimentaire avec eux. Ils n’étaient rien d’autres que des sources de sang apportés sur un plateau d’or. Caïn venait d’infliger une nouvelle vie à Stieglitz pour l’avoir sous estimer à cause de l’apparence. Maintenant ce temps était révolu. Stieg, comme il aimait l’appeler, ne trouvera le repos éternel que si un jour l’argent trempé vient se planter en lui…

17 juin – 15 h 42.
L’homme venait se s’effondrer dans la rue et déjà autour de lui s’amassait curieux et gens du coin, tous inquiet et pétrifié par la peur. Les pensées et les paroles des badauds se mélangeaient et s’entrechoquaient, formant un sac de nœud sans réponse et horrifiant. Qui est-il ? Va-t-il mourir ? Bien sûr qu’il va mourir ! Regardez cette blessure ! Appelez une ambulance...Oh mon Dieu que lui est-il arrivé… Croyez vous que c’est le gentleman qui a fait ça ? Non, le gentleman tue méthodiquement. Et si c’était lui l’Homme Masqué ? Une épaisse tâche visqueuse s’étendait progressivement comme une nappe sanglante tiré sous le corps de l’homme agité de légers spasmes qui le quittaient en même temps que la Vie. Lentement il se glissait dans les bras de la Mort pour ne plus en échapper. Un sourire étira tristement ses lèvres bleutées. Enfin. Enfin il allait mourir comme tout le monde…Un homme blond de taille respectable et à la silhouette masculine agréable se fraya un chemin parmi la foule dense et compact qui créait un rempart solide autour du mourrant. L’Ambulance avait été appelé. L’homme mystérieux planta son regard glacial dans celui de l’homme étendu au sol et ce dernier, aussi étrange que cela puisse paraître, poussant quelques gémissements craintifs en se recroquevillant. L’horreur tordit une dernière fois son visage puis il se figea. Il était mort. Le jeune homme blond – qui semblait avoir entre vingt cinq et trente ans- disparu sans que personne ne l’ait remarqué, hormis le mort. L’ambulancier arriva quelques secondes trop tard. Le froid avait déjà gagné le corps de la victime…

    « Rubrique nécrologie.

    Stieglitz Marx Anthony est mort le 17 juin 2040 aux environs de seize heures moins vingt. La cause du décès serait apparemment un couteau planté dans le dos ou un coup de fusil malencontreux. L’autopsie est en cours mais l’infirmier nous a confié que le mort possédait des canines étranges et qu’il portait une ecchymose violacée dans le cou, au dessus de la clavicule gauche. Nos craintes sont confirmées, les vampires existent et d’ici deux ans, ils auront pris le pouvoir. Toutes nos condoléances aux proches du défunt. »


Dernière édition par Compte Dracula le Dim 17 Aoû - 23:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Histoire d'Elsewhere. Bienvenue dans un monde Noir.   Dim 17 Aoû - 23:19

.Chapitre Dernier.


Le silence. Ou plutôt, l’incapacité à entendre la voix de tout ces jeunes qui forment cette masse mouvante. Les lèvres bougent, les têtes sont rejetées en arrière lors de rires tonitruants mais rien ne lui parvient. Il n’entend pas, du moins, il n’écoute pas. Il est appuyé contre ce mur, un verre à la main tandis qu’il les observe tous. Il est jeune, il est un homme, et personne. Voilà des années qu’il promène un visage plaqué sur sa boîte crânienne et une ombre cousue à ses pieds, mais il n’a pas encore décidé lequel des deux est le plus pesant. Quelquefois il éprouve l’envie irrésistible de les arracher de lui pour les suspendre à un clou, puis laisser ce masque d’indifférence et de froideur s’efface ; pour que cette image dure de lui s’effondre à tout jamais sur le sol, comme un pantin auquel une main compatissante aurait coupé ses ficelles.
A d’autres moments, la fatigue fige sa pensée et l’empêche de discerner que la seule issue raisonnable serait de s’abandonner à une course effrénée vers la folie. Ce qui l’environne n’est plus alors qu’une précipitation de visage, de voix, d’échos, de couleur et d’ombres de ceux qui ne posent aucune question, acceptent passivement que la vie soit ce voyage d’ennui et de souffrance inexpliqués ; et se bornent de temps à autre à Le saluer. Cette silhouette rassurante et effrayante à la fois n’est autre que …

Caïn porta son verre à ses lèvres, s’humecta les lèvres du liquide mais ne but pas. Les soirées mondaines se faisaient régulièrement lors que l’hiver approche à pas de loup. A cette idée il se mit à observer passivement le bal qui se déroulait sous ses yeux paisibles. Tenues de soirées hors de prix, et masques étaient de sorti. A minuit les masques seront ôtés.

Et la Mort Rouge les tenait en son pouvoir.

Edgar Allan Poe, prince des écrivassiers, songea-t-il pour lui-même. Nul doute ne pouvait planer sur l’étendue du savoir de Caïn. Il avait écumé les plus grandes universités dans l’espoir d’approfondirent son savoir mais il avait atteint un âge où trouver autre chose devenait dur. A partir de l’instant où on connaît la Bible en toutes les langues, qu’on connaît la plupart des écrivains, anciens et récents, cela signifie qu’on racle le fond du savoir entier. Après plus de deux cent siècles d’existence, les choses deviennent vite lassantes.
Caïn posa son regard sur l’être qu’il considérait comme son fils, comme son frère, comme sa famille. Isaac. Mettre dans l’air inconditionnel de charmer. Son regard gris bleuté tranchant avec son loup noir qui malgré tout laissait deviner un visage parfait. Plus gamin, mais aussi plus enjoué, Isaac était l’identité vivante qui représentait le charme, la spontanéité et la jeunesse éternelle. Fin mais masculin, charmeur et calculateur, il était sans doute ‘un des rares hommes qui prend plaisir à charmer mais qui n’aime pas entretenir la moindre liaison, amicale ou amoureuse. Il accordait ça et là des danses à des jeunes humaines ravissantes dans leurs robes moulantes qui laissaient voir les courbes gracieuses et attirantes de leur corps. Il dansait avec une telle fluidité qu’il passait pour un Dieu parmi les mortels ce qui ne manqua pas de faire sourire Caïn. Combien de fois avait-il peu déversé sa rage contre ce fils ? Trop souvent et pourtant ce dernier sembler ne pas démordre lorsqu’il s’agissait de leur amour fraternel. Isaac adressa un sourire dont il sous-estimait les charmes à Caïn avant de laisser glisser habilement sa main dans le dos de sa partenaire. Ils n’étaient pas là en toute innocence.

Les hommes les plus riches du pays se trouvaient dans cette salle, observé par l’œil vif du premier vampire. Il voyait leurs smokings et leurs chemises amidonnées éclatantes de blancheur, les escarpins étincelants à talon aiguilles de leur dame, il écoutait la musique de l’orchestre, le tintement des verres, les détonations joyeuses des bouchons de champagne tandis que la rumeur des conversation enflait pour devenir un bourdonnement rassurant et apaisant.
Caïn posa son regard l’imposant lustre, majestueuse boule incandescente de cristal. La lumière noyait les invités, la musique les portait et l’alcool les allégeait. Par les magnifiques baies vitrées on pouvait voir que la nuit avait engloutis les environs, la neige virevoltait avec allégresse, soulevée par les vents du nord. Il se détourna du spectacle fascinant, se dégageant de cette aura qui régnait dans la vaste salle. Il gagna le hall en se faufilant aisément à travers la foule sans heurter quiconque avec une aisance inhumaine. Le Hall était tout aussi vaste et luxueux que le reste de l’endroit. Un large escalier de marbre montrait l’étage supérieur, recouvert d’un épais tapis rouge qui descendait les marches comme une cascade plate. Des baguettes plaqué or, semblable aux bâtons des majorettes était appuyé à chaque naissance de marche pour que cette langue rouge suivent à la perfection les arrêtes de marbre. Les portes menant à l’extérieur avaient été refermées mais quelques lucioles volaient sans but précis.
Caïn traversa le hall sans un bruit et le vacarme s’éloignait alors que le silence l’entourait progressivement avec douceur. Il gagna l’étage supérieur qui était semblable au rez-de-chaussée : somptueux. Il poussa de lourdes portes en un geste théâtrale et pénétra dans une pièce ovale au plafond vertigineux. Au centre était placé une large table de verre et d’alliage chromé de la même forme que cette pièce incongrue. Trois hommes, qui auparavant étaient penché les uns vers les autres pour discuter à voix basse se redressèrent vivement à l’apparition du Vampire Premier. Prient de court, aucun n’osa se lever pour fuir comme si cet imprévu les avait rendu en statue, ou plutôt, en gargouille de pierre ce qui ne manqua pas de déclencher le rire charnel et profond de Caïn. Il résonna quelques instants dans la pièce après qu’il eut retrouvé son calme et fit un pas en avant, laissant les portes se refermer d’elles même.

« Bon Dieu ! Comment se fait-il que je n’aie pas été invité à cette petite fête privée ? Voyons…Vous savez pourtant que j’aime m’amuser… »

Il fit un nouveau pas en avant tandis que les hommes se tassaient sur leur siège ergonomique, comme écrasés par l’inquiétude et l’appréhension des gestes futurs de Caïn. Son ombre contre un des murs blanc cassé se faisait menaçante. Son regard s’embrasa d’une lueur sauvage que tous commençaient à connaître par cœur. Lueur incandescente, signe de la Fin par excellence…

***


Isaac cessa de danser l’espace de quelques secondes, fixant l’escalier dans le hall qu’il pouvait apercevoir grâce aux portes ouvertes de la salle de bal. Il tressaillit doucement et une pensée lui traversa clairement l’esprit. Caïn avait nettoyé leur race des traîtres. Un sourire de satisfaction étira ses lèvres qui dévoilèrent l’humide blancheur de sa dentition parfaite. Trois de moins. Les doigts de sa partenaire serrèrent doucement les siens et sans plus attendre il reprit la danse sans dire un mot, plongeant de nouveau son regard dans celui de la jeune femme. Il aimait manipuler les simples gens. Il aimait jouer sur les pressentiments, les émotions et les humeurs des autres et il avait toujours su arranger ces derniers à son avantage. Apaiser la foule de ce qu’on pourrait appeler grossièrement « onde télépathique » était pour lui aussi simple que sourire. Un regard discret vers le pendule sous cloche lui apprit qu’il était minuit moins le quart. A minuit les masques seront ôtés.

Et la Mort Rouge les tenait en son pouvoir.

Cette phrase, Isaac la connaissait par cœur et prenait plaisir à y songer. La guerre finissait-elle ou commençait-elle ? Progressivement il attirait la jeune femme à l’écart de cette masse humaine mouvante sans éveiller le moindre soupçon. Une fois sortie de la piste d danse il l’emmena aisément dans un coin sombre, à l’abri des regards. Il parcourut une dernière fois ce visage angélique et plein d’innocence. Pauvre ingénue songea-t-il sans pour autant éprouver une véritable compassion. Il la mordit doucement dans le cou et la sentit s’effondrer dans ses bras. Avait-il un cœur fait de glace ? Avait-il un semblant de cœur ? Oui. Plus que Caïn mais beaucoup moins que tous les autres. Désolé de voir une jeune femme si attirante et douce quitter la vie, il consentit à partager son sang avec elle, lui offrant ainsi une nouvelle ive. Une vie sans fin. Une vie où elle ne vieillerait plus…
Sur son visage immaculé se peignit une moue enfantine et il la posa dans ce même coin sombre, ne souhaitant pas l’entendre à son réveil – si tant est qu’elle se réveille un jour. Il retourna vers la salle de bal sans éprouver l’ombre d’un remord. Son sourire réapparu lorsqu’il croisa une femme. Leurs regards s’accrochèrent l’espace d’une fraction de seconde puis se fut lui qui détourna la tête en premier pour saisir un verre sur le plateau d’un serveur à sa droite. Il n’avait pas eu besoin de tourner la tête pour le voir. Les instincts parlaient d’eux-mêmes et ne se trompaient jamais. Caïn et lui se rencontrèrent dans le hall, revenant chacun avec une synchronisation parfaite. Le plus jeune adressa un de ses habituels sourires puis d’un commun accord – sans avoir toute fois ouvert la bouche - ils quittèrent les lieux par les lourdes portes d’entrée. A peine eurent-ils posé un pied sur la première marche que l’horloge sonna les douze coups de minuits. La voix du maître e la fête tonna par-dessus la musique.

Les masques seront ôtés à minuit.

Un sourire échappa à Caïn alors qu’un rire charnel et chaleureux s’élevait de la gorge de ce fils. De ce frère. D’un geste désinvolte Isaac arracha son loup, le jetant derrière lui sans même regarder où ce dernier alla choir puis il fut imité par Caïn qui le fit toute fois avec plus de mépris dans le geste. Leurs caractères opposés venaient une fois de plus d’être comparés et analysés dans un geste simple.
La neige avait saupoudré les marches, crissant doucement sous leur pas, habillant le paysage d’un fin manteau glacé. Sur la toile noire de la nuit, quelques étoiles brillaient faiblement comme si après tant d’année de travail, leur éclat se ternissait. Alors que son aîné songeait à la complexité du système solaire en général, Isaac brisa la silence avec légèreté.

- J’ai transformé une femme…
- Plus précis … Soit plus précis. Si tu te rendais compte du nombre de femme que t’approchent en une soirée…Pauvre enfant. Tu es l’innocence même dans le Mal suprême…Alors ? Laquelle ? demanda Caïn d’un air las mais s’il n’en menait pas large.
- Oh…Tu exagères toujours. La dernière. Celle…
- Tu sais ce qui lui arrivera si jamais elle déshonore la race, trancha brusquement l’Ancien.

L’unique réponse qu’il obtint fut le murmure du vent dans les feuilles des arbres, litanie sempiternelle. Ils remontaient l’allée de gravier fin sans parler. Le silence était leur allié commun. Bien sûr, Isaac savait ce qui attendait l’inconnue si jamais elle les déshonorait. Elle trouverait une seconde fois la mort, mais cette fois-ci, personne ne pourra plus rien pour elle.
Quelques voitures attendaient sous la neige. Le cocher n’était qu’un fantôme, une ombre. Les chevaux sommeillaient, recouvert d’épaisses couvertures aux motifs écossais pour les protéger du froid, de la brise mais aussi de la neige. Ca et là, des torches éclairaient le chemin jusqu’à la grande cour de gravier. Au-delà de cette limite, la nuit devenait Reine, engloutissant tout ceux qui osaient s’y aventurer. La discussion entre les deux êtres immortels avait reprit et alors qu’ils disparaissaient dans l’obscurité, des éclats de rire ou de vives protestations s’élevaient encore, venant de leur direction.

La nuit appartient à ses Enfants.

L’Ordre de l’Adaveraat avait fait son travail. Une fois de plus. Mais pas pour la dernière fois… Caïn avait lui-même purgé leur race, tuant les traîtres et les impurs qui se terrent dans l’ombre, dans l’espoir d’être oublié et de pouvoir comploter sans être vu mais cet espoir là n’est qu’un rêve chimérique lorsqu’on sait avec quel acharnement le Premier traque le Mal dans le mal si l’on peut dire.

« Tu te souviens de cet homme…Stieglitz ? »

Isaac tourna la tête, intrigué par la question. L’Affaire Stieglitz. Comment l’oublier ? Un agent des Forces Spéciales qui était miné par un de ses dossiers, une enquête qu’il ne parvenait pas à boucler et qui le coulait lentement mais sûrement, étouffant dans le berceau sa renommée. Le « jeune » vampire acquiesça d’un léger mouvement de tête puis un sourire étira ses lèvres comme toujours.

« L’affaire du gentleman masqué ! », s’esclaffa-t-il en un salut théâtral ce qui ne manqua pas de faire rire son aîné. Bien qu’il soit aussi vieux que Caïn en toute logique historique, Isaac avait gardé un côté plus enfantin que l’Ancien aimait qualifier de « gamin » dans l’espoir de vexer ce fils sans même réussir à gâcher sa joie d’exister. Après tout, il avait 28 ans d’apparence tandis que « l’enfant » ne comptait que 23 ans pour sa part. Un simple écart de cinq ans qui semblait pourtant les séparer d’une génération.
Sans eux deux, quel serait l’état d’Elsewhere ?
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MessageSujet: Re: Histoire d'Elsewhere. Bienvenue dans un monde Noir.   Lun 18 Aoû - 13:08

La situation à Elsewhere.

Nous sommes en 2042 après Jésus Christ dans une ville nommée Elsewhere. Avec les années, pour la santé de la planète les humains et les vampires ont su délaissé les voitures et autres engins nocifs pour la Terre pour reprendre le transport à cheval. C’est l’unique moyen de transport rapide. Les voitures, motos et etc. ne sont pas autorisées, merci de votre compréhension.
L’Overlook est l’hôtel le plus réputé et le plus luxueux de la ville. Beaucoup de fêtes y sont données. Leur cuisinier est Mr Hallorann et leur barman et Loylds.
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MessageSujet: Re: Histoire d'Elsewhere. Bienvenue dans un monde Noir.   

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